La sécurisation en milieu hostile, c’est-à-dire ?

Une intervention des sapeurs pompiers sur un feu d’appartement :

Un binôme d’attaque (équipe composée de 2 sapeurs pompiers) est au feu. Ils sont équipés de leurs ARI (Appareil de Respiration Isolant, utilisés dans les feux d’intérieur). Ils sont dans l’appartement, au cœur de l’incendie en train de le combattre puis ils doivent sortir, la durée de leur intervention étant limitée par la capacité de leur bouteille d’oxygène.

Quand ils sortent, c’est la stupéfaction parmi leurs collègues : l’un deux sort avec son casque fondu (voir ici un exemple de casque partiellement fondu). Et le plus étonnant, c’est que le porteur ne s’est rendu compte de rien. Cette histoire se termine finalement bien puisque le sapeur pompier n’a rien eu, mais s’il était resté quelques secondes de plus, les conséquences de cet accident auraient pu être dramatiques pour lui.

  • Le pompier a-t-il pris des risques inconsidérés ? Non
  • Est-ce un cas isolé ?  Non

Que s’est-il alors passé ? La raison en est très simple. Les EPI (Equipement de Protection Individuelle) tels que les vestes, gants, cagoules protègent de mieux en mieux les sapeurs pompiers, ce qui est formidable. L’inconvénient est alors que le sapeur pompier ne peut plus se rendre compte objectivement des contraintes physiologiques auxquelles il est soumis tant il est bien protégé. Dans le cas cité ici, il a tout simplement été trop exposé à la chaleur mais la qualité de ses EPI l’a empêché d’en prendre conscience, avec toutes les conséquences qui auraient pu en découler.

Il faut donc passer à un mode de sécurisation active, qui détecte les surexpositions des professionnels en milieu hostile, et permet d’aider le support du binôme à prendre la décision juste en fonction de la situation réelle en opération. Dans l’exemple cité ici, une détection de l’augmentation de la température entrant dans la cagoule aurait permis de détecter une surexposition à la température.

APPI (Active Protection Personal Instrument) est un système simple et léger créé par la société BodySens. Ce système mesure les paramètres physiologiques des sapeurs pompiers en temps réel et permet instantanément à leur chef d’équipe de connaître leur taux d’engagement et de l’aider à prendre la meilleure décision de pilotage opérationnel.

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